Les aides aux entreprises atteignent des montants astronomiques.
Le rapport du Sénat les évalue à 211 Md€. D’autres évaluations les établissent à plus de 270 Md€.
Tout n’est pas à prendre en compte dans ces montants.
Toutefois, il y a quelque chose de choquant à donner l’argent public, celui des taxes et impôts, à des entreprises privées.
S’il s’agit de recherche et développement (R&D) faite dans l’objectif du bien commun, de l’amélioration de la santé, de la qualité des citoyens, cela a du sens vu les délais nécessaires à cette R&D, en particulier dans le domaine de la santé.
Maintenant, les aides sont données sans la moindre contrepartie, que ce soit en terme d’emploi ou en terme d’affectation des montants octroyés.
Et, dans certains cas, les aides ne servent qu’à améliorer la rentabilité et la profitabilité des entreprises.
Cet argent se retrouve ensuite dans la rémunération de ceux qui possèdent les entreprises bénéficiaires des aides ou en dividende. Quand ce n’est pas à l’étranger quand les entreprises aidées ne sont ni françaises, ni européennes.
Il y a donc un grand ménage à faire pour cesser de faire du clientélisme.
D’autant plus en période de disette comme c’est le cas actuellement.
Comme chaque Euro compte, il faudrait réaffecter le montant des aides sur trois volets en faisant l’hypothèse d’une suppression de 150 Md€ d’aides aux entreprises :
– baisser les prélèvements sur les particuliers pour 50 Md€
– baisser les prélèvements sur les entreprises pour 50 Md€
– rembourser la dette pour 50 Md€
Cela enclencherait un cercle vertueux qui redonnerait de l’air au pouvoir d’achat des particuliers, relancerait la compétitivité des entreprises et contribuerait à limiter la croissance de la dette publique.