La confiance ne se décrète pas , elle se construit
Or, celle-ci ne peut pas exister, tant le pouvoir entre les parents et les enseignants est déséquilibré. De fait , les enseignants détiennent tous les pouvoirs : Celui de la transmission des connaissances, celui de leur évaluation ( notation ) et celui de décider de l’avenir de l’élève .
Si les deux premiers sont légitimes, ma longue expérience ( 1970 à 2011 ) au sein du système éducatif, me conduit à penser que le troisième ne l’est pas . En effet, les procédures d’orientation en fin de troisième continuent à institutionnaliser un tri social des élèves, en imposant des orientations non désirées à certains, très souvent issus de milieux modestes ou précarisés . C’est ce qui explique en partie la fracture de notre société et notre incapacité à coopérer et à établir des compromis, car le ressentiment éprouvé pendant l’adolescence, ou en tant que parent d’adolescent « assigné à résidence », laisse des traces indélébiles et peut se transformer en « haine de classes ».
Après avoir reçu toutes les informations nécessaires, notamment à l’occasion de stages variés et entendu les avis et mises en garde éventuelles des enseignants, ainsi que les conseils des psychologues ( ex Conseiller d’Orientation) il serait légitime que l’élève et ses parents détiennent l’ultime pouvoir de décision . Il est regrettable que l’expérimentation » le dernier mot à la famille » ( ministre N V Belkacem ) ait été abandonnée car elle aurait apaisé et transformé les relations Parents-Professeurs
JM Quairel
Jean-marie Quairel