L’élu (le candidat), incarnation de la République, doit faire preuve d’une exemplarité constitutionnellement reconnue. Les fonctions nationales et européennes confèrent une légitimité que l’on ne peut accorder à des individus condamnés définitivement pour des faits graves tels que le détournement de fonds publics ou l’incitation à la haine/au racisme. Tolérer ces candidatures dégrade l’image de la fonction publique et apparaît comme une prime à l’impunité. Moraliser la vie publique exige donc le refus de ces dépôts de candidature, assurant ainsi que seuls des citoyens respectueux de la loi et des valeurs républicaines puissent prétendre aux plus hautes charges électives.
Denis INARD