L’HUMANISME ET LA NATURE
L’humanisme régénéré
Face aux crises écologiques (changement climatique, perte de biodiversité) et aux limites des modèles de développement basés sur une domination illimitée de la nature, une réflexion critique doit émerger, appelant à un Humanisme nouveau.
Il est vital de remettre en cause la domination intégrale de la nature par l’homme, au nom du «progrès» et de la «liberté». Sous couvert d’humanisme anthropocentriste, nous avons cette prétention folle de nous rendre maître.sse.s et possesseur.euse.s de la nature..
Or, l’humain ne peut se définir en dehors de son lien vital, biologiquement et psychiquement, aux êtres de la nature et à la terre. Malheureusement, une immense partie de la gauche, n’a jamais pensé l’émancipation dans la perspective d’un rapport respectueux et solidaire à la nature.
Écologie et Responsabilité: La nature n’est plus seulement une ressource, mais un milieu vital dont il faut prendre soin. L’Humanisme régénéré doit intégrer la responsabilité écologique comme une dimension essentielle de l’éthique humaine.
Intégration du Vivant: Il s’agit de penser l’Homme dans la nature et de développer une écologie humaine qui réconcilie culture et nature.
Évolution des Droits: Le concept pourrait même mener à une extension des droits ou de la considération morale aux non-humains (faune, flore, écosystèmes).
André Gorz philosophe « Nous avons troqué l’asservissement à la nature contre l’asservissement à une antinaturel plus tyrannique encore, et plus terrible »
L’écologie politique humaniste, est une tentative pour construire une régulation et une interaction pacifiée entre les hommes et avec la nature.
Aurelio Peccei premier président du Club de Rome « Il faut sortir d’une fuite productiviste vers le toujours plus, abandonner le culte de la consommation et de la croissance, et aller vers de nouvelles formes de bien-être et d’épanouissement collectifs ».
L’éco-républicanisme
Serge Audier La cité écologique « Redéfinir l’intérêt général et le bien commun en y intégrant la dimension écologique et la communauté du vivant à laquelle nous appartenons. »
La crise écologique nous confronte de manière inédite à la question sociale et à la question politique. Elle pose de manière cruciale la question de la prise en charge de tous et toutes de notre « monde commun ».
L’essentiel du projet éco-républicain, consiste à mobiliser le meilleur des valeurs républicaines et de le transformer de telle sorte qu’il puisse intégrer les exigences de justice, de démocratie, de liberté mais également de lutte pour la préservation de notre terre qui est le grand enjeu du siècle.
L’éco-républicanisme vise à refonder l’action politique :
Refonder la Démocratie : Implique de repenser les processus démocratiques pour qu’ils soient à la mesure des enjeux écologiques, en articulant démocratie représentative, participative et délibérative.
Refonder l’Économie : S’oppose au néolibéralisme et au productivisme illimité, prônant une économie subordonnée aux objectifs politiques et écologiques. Il s’agit de s’orienter vers une économie qui garantit l’autonomie des citoyens et la durabilité des ressources.
Élargissement du « Monde Commun » : Reconnaît que le « monde commun » dont la République a la charge n’est pas constitué que d’humains, mais doit englober le vivant.
Ernst Haeckel naturaliste, philosophe « Rétablir le lien fondamental entre le monde de la nature et le monde social, distendu par le capitalisme »
Cosignataires : Jean Chrétien, Isabelle Moulin, Jean Philippe Milet, Emma Rubio, Jean Frédéric Samie, militant.e.s section vallée du Sausseron.
Jean Chrétien