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Pour une viticulture écologique

Dire que la vigne a accompagné la France dans son histoire et dans son identité est un euphémisme. La présence de la vigne sur le territoire français précède l’existence même d’une idée de ce qu’est la France. Le vin fait partie de la panoplie du Français dans son image d’épinale, au même titre que la baguette, les disputes politiques sans fin, et la bonhomie. Il faut défendre ce patrimoine, mais le défendre ne veut pas dire ne pas le changer, bien au contraire, il s’agit d’adapter la culture de la vigne aux défis du XXIe siècle. Il faut faire de la France le pays de la viticulture responsable, aussi bien du point de vue écologique que social.

L’écologie et le combat pour la dignité des plus faibles doit être au coeur de toute proposition socialiste, et le travail des champs ne peut se voir exclu de la réflexion du socialisme. Notre objectif doit se focaliser en deux points, desquels découleront les combats à mener dans nos territoires. Ces deux objectifs sont :

  1. Réduire l’impact de l’être humain sur l’environnement
  2. Améliorer le niveau de vie des ouvriers agricoles

Je ne veux ici qu’apporter des propositions concernant la réduction de l’impact de l’être humain.

Réduire l’impact de l’être humain sur l’environnement

a) Etablir des cahiers des charges plus stricts, y compris pour les appellations dites nationales (par exemple les vins de France)

Si l’on doit écrire ces cahiers en collaboration entre des équipes scientifiques et les producteurs, on peut donner quelques exemples de ce qu’il serait souhaitable d’y trouver : l’interdiction ou la régulation de l’irrigation des vignes, la mention obligatoires des cépages utilisés et l’origine des raisins (au moins au niveau communal).

En effet, la vigne vit sans besoin excessif d’eau, or les vins de France peuvent irriguer. Sans régulation, nous nous retrouvons comme cette année face au Château La Fleur (à Pomerol) qui irrigue en utilisant l’eau de la nappe phréatique girondine.

b) Mettre fin au label HVE

Ce label induit le consommateur en erreur, et beaucoup d’études montrent qu’il est un instrument de « greenwashing ». Y mettre un terme est une nécessité.

c) Développer un modèle agricole polyculturel

Favoriser le retour de la polyculture à travers des aides de l’Etat dans le cadre de la conversion à la polyculture, et la mise en place d’un label « issu d’une exploitation en polyculture » dont la première condition à remplir est de respecter le cahier des charges du label « agriculture biologique »