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Délocaliser les ministères pour mettre fin à l’hyper-centralisation parisienne

Constat :

La France reste l’un des pays les plus centralisés d’Europe. L’essentiel des ministères et de l’administration centrale est concentré à Paris, ce qui alimente un sentiment de relégation dans de nombreux territoires et renforce le déséquilibre entre la capitale et le reste du pays.

Cette centralisation excessive limite aussi la capacité de l’État à comprendre les réalités locales et prive les territoires d’emplois publics qualifiés et durables.

Proposition :

Engager une décentralisation réelle de l’État en implantant certains ministères et/ou des administrations centrales complètes dans d’autres villes françaises, de manière permanente et cohérente avec les compétences de chaque territoire.

Exemples concrets d’implantation possibles :

– Ministère de la Transition écologique à Lyon ou Grenoble, territoires engagés sur les enjeux environnementaux, énergétiques et de mobilité

– Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation à Clermont-Ferrand ou Dijon, au cœur des bassins agricoles et agroalimentaires

– Ministère de la Mer à Brest ou La Rochelle, en lien direct avec les enjeux maritimes

– Ministère de la Culture à Avignon ou Lille, villes à forte identité culturelle

– Ministère de la Jeunesse et des Sports à Toulouse ou Montpellier, territoires universitaires et sportifs

– Ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation à Bordeaux, compte tenu du rôle historique de la ville sur la décentralisation

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Par ailleurs, certains ministères comme ceux de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères, de l’éducation nationale ou encore des Armées, resteront à Paris étant donné leurs positionnements stratégiques dans la capitale.

Cette décentralisation s’accompagnerait :

– Du maintien de capacités de coordination nationale

– Du développement du télétravail et des outils numériques

– D’un dialogue social approfondi avec les agents publics

Il s’agit d’une réforme structurante pour les territoires qui permettra de :

– Créer des emplois publics qualifiés hors de Paris

– Renforcer l’attractivité économique des villes moyennes et grandes métropoles régionales

– Réduire la pression immobilière et les coûts liés à la centralisation parisienne

– Rapprocher l’État des citoyens et des réalités locales

– Déparisianner l’action de l’État

Impact attendu :

Une France moins parisiano-centrée, un État plus équilibré territorialement, et des services publics plus proches, plus efficaces et plus légitimes.

Mathis CUGNIERE