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Trouver un médecin ne doit plus être un combat !

Dans trop de territoires, voir un médecin généraliste est devenu une épreuve. On appelle plusieurs cabinets sans réponse. On attend des jours, parfois des semaines. On laisse traîner. On espère que cela passera. Et quand cela ne passe pas, on finit aux urgences pour ce qui aurait dû être soigné simplement, plus tôt, plus près.

Cette situation n’est plus une anomalie passagère. Elle est devenue une expérience ordinaire pour des millions de Français sur l’ensemble du territoire national. Des parents n’arrivent plus à faire soigner leur enfant dans des délais raisonnables. Des personnes âgées vivent avec la peur de perdre leur suivi. Des malades chroniques voient leur parcours médical se fragiliser. Des salariés repoussent les consultations, faute de disponibilité ou faute de temps.

Face au désert médical, chacun se débrouille comme il peut. Ceux qui savent insister, contourner, mobiliser un réseau ou se déplacer s’en sortent parfois. Les autres attendent, renoncent ou s’aggravent. Il faut rompre avec cette logique. Quand une personne n’arrive pas à obtenir un rendez-vous, ce ne doit plus être à elle de porter seule le poids de la pénurie.

La proposition est simple : lorsqu’aucun médecin généraliste n’est disponible dans un délai raisonnable, une consultation doit être proposée automatiquement par le territoire.

Ce principe repose sur une obligation concrète d’organisation. Cela signifie que partout, les acteurs de santé doivent être mis en réseau pour qu’aucune demande ne reste sans solution : médecins libéraux, maisons de santé, centres de santé, hôpitaux de proximité, permanence des soins, consultations avancées, équipes mobiles, solutions de téléconsultation accompagnée quand elles sont utiles.

Autrement dit, on ne demande plus au patient de trouver seul une issue à la désorganisation. On construit une réponse collective. Même quand le système manque de moyens, il n’a pas le droit d’abandonner les gens.

Cette orientation aurait des effets immédiats. Elle réduirait les renoncements aux soins. Elle protégerait mieux les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques. Elle soulagerait les urgences hospitalières. Dans un pays comme le nôtre, on ne devrait pas vivre avec l’angoisse de ne pas pouvoir consulter un médecin quand on en a besoin.

Dès lors que les socialistes sont au pouvoir, la santé n’est pas seulement un droit proclamé, c’est une réponse qui doit arriver à temps. Ce que les Français attendent, ce n’est pas un discours de plus sur les déserts médicaux. C’est qu’on mette fin à la galère.

Ne plus laisser les Français sans médecin, c’est cela – transformer une souffrance banalisée en obligation d’action. C’est une réforme de dignité. C’est une réforme de justice territoriale. C’est une réforme de bon sens.

Arsène Dehec