Cotisation sociale sur l’héritage

Aujourd’hui, les charges sur le travail sont importantes et peu acceptées. Elles sont encore moins acceptées lorsqu’elles n’ouvrent pas de droit pour les travailleurs. C’est notamment le cas des cotisations finançant la politique familiale.

Dans le même temps, nous allons connaître dans les années à venir un transfert massif des très âgés aux jeunes retraités dans le cadre de la grande transmission.

Pour recréer du lien entre générations, il serait plus juste que la politique familiale ne soit plus financée par les travailleurs et les entreprises qui doivent faire face à des défis importants (notamment de logement et de concurrence accrue) mais par un prélèvement sur l’héritage.

Une cotisation généralisée sur l’héritage pourrait être créée (et les cotisations sur le travail supprimées). Elle serait due sans abattement et sans prise en compte des mécanismes d’optimisation fiscale (comme le pacte Dutreuil).

Ainsi, le travail paierait plus. Le consentement aux charges sociales seraient renforcées. L’impôt serait plus juste et compréhensible.

Son pourcentage (faible) devrait être déterminé en fonction des besoins de la politique familiale.

On pourrait également envisager de renforcer les aides familiales dès le premier enfant.