« La France des Possibles : Pour une République qui élève chacun de ses enfants »

Face au déclin démocratique, social et humain que traverse la France, cette contribution propose de refonder en profondeur l’éducation, la formation, l’insertion, la santé, l’accompagnement social et l’inclusion. J’y témoigne de mon propre parcours – celui d’un homme passé par l’Institut Médico-Éducatif – pour affirmer que tout citoyen, quel que soit son niveau d’études, son origine, son milieu social ou son handicap, peut servir la France et faire de grandes choses dès lors que la République lu

la France est au bout – on ne peut plus maquiller la réalité

La France de 2025 est à bout de souffle : services publics effondrés, enseignants épuisés, soignants en détresse, travailleurs pauvres de plus en plus nombreux. La Macronie a laissé derrière elle une société fracturée, méprisante envers les plus modestes.

L’extrême droite prospère sur ce désespoir.

La vérité est simple : si nous ne reconstruisons pas l’égalité, on laisse ce pays filer droit dans le mur.

1. Ce que l’école de la République m’a donné – moi, gamin d’IME

Je suis passé par un Institut Médico-Éducatif.

Je n’ai ni diplôme prestigieux, ni réseau, ni privilèges.

Mais j’ai eu la chance que des enseignants, éducateurs et travailleurs sociaux croient en moi.

La République, quand elle veut, sait changer un destin.

Et je le dis sans détour :

Un enfant d’IME vaut autant qu’un élève de grande école.

Ce qui fait la différence, ce ne sont pas les capacités, mais les moyens qu’on lui donne.

C’est la preuve vivante que l’égalité réelle n’est pas une théorie : c’est un choix politique.

2. Le Parti socialiste : notre force, c’est notre peuple

Le PS, c’est le seul parti où se croisent :

• diplômés de Sciences Po et travailleurs précaires,

• intellectuels et militants des quartiers,

• personnes handicapées et cadres,

• personnes sans diplômes et hauts fonctionnaires.

C’est ce mélange qui fait la puissance de notre famille politique.

Nous sommes les héritiers de Mauroy, Badinter, Mitterrand : des gens qui ont transformé la France, pas qui ont commenté son déclin.

Cette diversité, il faut la revendiquer, pas la cacher.

3. La France décline parce qu’elle a renoncé à l’égalité

Aujourd’hui, la République laisse trop de gens tomber :

• les jeunes n’y croient plus,

• les enseignants craquent,

• les soignants s’épuisent,

• les travailleurs sociaux disparaissent,

• les personnes handicapées restent invisibles,

• les discriminations explosent,

• l’extrême droite prospère.

La cause est nette : on ne garantit plus les mêmes chances à tout le monde.

Il faut arrêter de célébrer l’égalité : il faut la reconstruire.

4. Éducation : priorité absolue, sans compromis ni demi-mesures

Pour reconstruire la France, on commence par l’école.

Pas dans cinq ans : maintenant.

4.1. Un choc éducatif national

Il faut :

• embaucher massivement,

• revaloriser vraiment les enseignants,

• réduire les effectifs,

• renforcer le soutien scolaire,

• investir dans IME, ULIS, SEGPA, MDPH,

• garantir des parcours adaptés pour les enfants handicapés,

• repenser l’orientation,

• lutter réellement contre le harcèlement.

L’école doit redevenir un lieu qui élève, pas qui élimine.

4.2. Une école pour tous

Un principe doit guider tout :

Il n’existe pas d’intelligence inférieure.

Il existe des talents qu’on n’a pas révélés.

Tout enfant – d’IME, de quartier populaire, de famille pauvre, de milieu rural – a le droit à l’excellence.

5. Formation, apprentissage, inclusion : libérer les trajectoires

5.1. Formation professionnelle

• Accompagnement renforcé pour les personnes handicapées,

• vraies passerelles vers les grandes écoles,

• formations pour travailleurs précaires,

• gratuité des métiers d’avenir.

5.2. Une révolution de l’apprentissage

L’apprentissage doit être accessible aux jeunes d’IME, ULIS, SEGPA, ESAT, avec accompagnement réel et débouché concret.

5.3. Le handicap comme force nationale

Oui, une personne handicapée peut devenir ingénieur, entrepreneuse, cadre, élue, députée, ministre.

La France doit s’y habituer.

6. Santé & accompagnement social : remettre la dignité au centre

6.1. Santé

• Recrutements massifs,

• plan santé mentale,

• réouverture de lits,

• accès aux soins partout.

6.2. Accompagnement social

• plus de travailleurs sociaux,

• guichets uniques,

• lutte contre la pauvreté infantile,

• procédures simplifiées.

Les gens n’ont plus le temps ni la force de se perdre dans l’administration.

7. Inclusion citoyenne : chacun doit pouvoir servir la Nation

Il faut rompre avec cette vieille idée française selon laquelle seuls les diplômés des grandes écoles peuvent diriger le pays.

La République a besoin :

• de militants du terrain,

• de personnes handicapées,

• de travailleurs,

• de jeunes d’IME,

• de parcours atypiques.

La démocratie doit pouvoir dire, sans trembler :

« Oui, j’ai grandi en IME. Oui, je peux servir la France. »

Conclusion : une République qui élève, pas qui trie

Je signe ce texte avec la force de mon parcours :

celui d’un homme d’IME, d’un homme du terrain, d’un homme que la République a relevé et que le Parti socialiste a formé.

Je crois à une France où :

• chaque intelligence compte,

• chaque enfant a sa chance,

• chaque personne handicapée peut servir le pays,

• chaque citoyen peut s’élever.

La République doit redevenir une machine à libérer les vies, pas une machine à les écraser.

C’est maintenant.

C’est urgent.

Et c’est notre rôle de socialistes.

Lucien Gomis

Militant s

Lucien Gomis