Améliorer la condition étudiante

La précarité étudiante freine la réussite, fragilise la santé mentale et aggrave les inégalités. Il est temps d’adopter une politique ambitieuse pour garantir à chaque étudiant·e des conditions de vie dignes, favorisant l’émancipation et l’égalité des chances.

Améliorer la condition étudiante est une urgence sociale. Cela passe par plusieurs mesures concrètes et coordonnées :

Logement : Encadrer les loyers autour des campus, augmenter le nombre de logements CROUS et instaurer une garantie locative publique pour réduire la dépendance aux cautions parentales.

Alimentation : Rendre les repas à 1€ accessibles à tous les étudiants (y compris en lycées et formations courtes), améliorer l’aide alimentaire pour ceux éloignés des structures CROUS, et étendre les horaires et la capacité des restaurants universitaires.

Transport : Créer des aides pour les déplacements vers le domicile familial et imposer des tarifs étudiants dans les transports publics locaux, avec à terme un objectif de gratuité.

Frais universitaires : Supprimer la CVEC, mettre fin aux frais différenciés pour les étudiants étrangers, et supprimer les surcoûts imposés aux étudiants en formation continue ou à distance.

Santé : Généraliser l’accès aux services de santé universitaire, renforcer la santé mentale via des dispositifs élargis, et garantir l’accès universel à des protections périodiques gratuites.

Bourses et autonomie : Mettre en place un salaire étudiant universel, aligner la rémunération des alternants sur le SMIC, et garantir un financement à tous les doctorants, pour lutter contre la précarité dans l’enseignement supérieur et soutenir la recherche.

Équité territoriale : Créer des aides spécifiques pour les étudiants ultramarins, corses et ruraux, et revoir le calcul des distances en fonction des transports réels pour une répartition plus juste des aides.

Ces propositions visent à faire de l’université un véritable lieu d’égalité et de réussite pour toutes et tous.

Andreas Mulard