Attractivité de la fonction publique

Le système de carrière rigide dans la fonction publique, où les agents (souvent contractuels à l’origine) sont frustrés par l’inadéquation des concours, la faible reconnaissance de l’expérience et l’obligation de repasser des concours pour espérer évoluer. En plus du gel du point d’indice qui est une catastrophe pour attirer les candidats ou même les faire rester.

Mon constat: les agents sont frustrés par leur possibilité d’évolution de carrière car tout est très figé. Nombre de personnes commencent en tant que contractuel puis découvrent les concours pour réellement intégrer la fonction publique. Les concours sont peu adaptés au poste qu’effectue réellement les agents et l’échec au concours, qui n’a lieu que chaque 2 ans dans la territoriale et démoralisateur et pourtant il va falloir continuer à tenter de le passer.

Une fois le concours réussi, la reprise de l’expérience est elle aussi très frustrante car on ne prend en compte qu’une partie souvent de l’expérience suivant des grilles de métier du même niveau alors même que des expériences même hors grille peuvent être des expériences que l’agent utilisera sur son poste.

Et de nouveau pour évoluer, il faudra de nouveau passer des concours pour évoluer, qui n’ont toujours rien à voir avec nos tâches quotidiennes, et de nouveau subir des frustrations en cas d’échec malgré un lourd investissement personnel en plus du travail quotidien.

Mes propositions:

– Garder un concours d’entrée dans la fonction publique afin de permettre une égalité des chances mais en refondant le concours pour qu’il soit plus proche des missions exercés

– Une fois le concours obtenu, avoir une vraie évolution de carrière avec la possibilité pour l’employeur de faire avancer ces agents qui le mérite via les avancements de grade et promotion interne sans quota imposé par la loi. L’employeur devrait être libre de ce point de vue.

– Une publication centralisée du RIFSEEP afin de faciliter les mouvements entre fonction publique et collectivité et évitant des entretiens de recrutement qui tombent à l’eau à la fin du processus lorsque l’on reçoit la simulation de traitement

Nicolas Gire