Constat :
La question de la sécurité est trop souvent laissée à des réponses uniquement répressives, qui échouent à recréer la confiance entre la police et les habitants, en particulier dans les QPV. Pourtant, l’insécurité touche d’abord les classes populaires et nourrit les inégalités sociales.
Proposition :
Mettre en place des écoles de police de proximité directement implantées dans les QPV, associées à des stages longs et obligatoires sur le territoire où les futurs policiers exerceront ensuite. Cette implantation devra se faire en collaboration entre les collectivités locales et les services de la Préfecture.
Ces écoles auraient pour mission de former des policiers :
– Connaissant leur quartier et ses habitants
– Formés à la médiation, à la prévention, et au dialogue
– Sensibilisés aux enjeux sociaux, éducatifs et associatifs
– Travaillant en lien avec les travailleurs sociaux, les collectivités, les écoles et les associations locales
Une sécurité de gauche, sociale et efficace :
Cette approche repose sur une idée simple : la sécurité est un droit pour toutes et tous, et elle ne peut être durable sans justice sociale, présence humaine et confiance mutuelle.
En implantant des écoles de police de proximité dans les quartiers populaires, on crée :
– Des emplois publics locaux
– Une police mieux formée et plus respectée
-Un lien durable entre institutions et habitants
– Une prévention renforcée plutôt qu’une réponse uniquement répressive
Impact attendu :
Cette mesure permettrait de réduire les tensions, d’améliorer la sécurité du quotidien et de redonner du sens au service public de la police, au bénéfice des habitants comme des agents.
Mathis CUGNIERE