Des acteurs locaux pour répondre aux enjeux locaux. Des acteurs nationaux pour répondre aux enjeux nationaux. Notre système de santé à besoin des deux et que tous deux possèdent compétences et moyens pour agir.
À ce jour, de nombreux territoires sont confrontés au manque de professionnels de santé, les communes et intercommunalités sont devenues de véritables acteurs de santé, notamment pour garantir l’accès aux soins.
Elles financent ou soutiennent des maisons de santé, développent des centres municipaux ou encore salarie des professionnels de santé.
Malheureusement, à moyen différent, des inégalités apparaissent voir même une mise en concurrence des communes existent. Révélateurs à la fois des limites du cadre national actuel, organisé par l’État, et d’un désengagement financier de plus en plus grand, les communes tentent de pallier. Mais faute de compétences officielles et de ressources suffisantes, leurs capacités d’action restent inégales et souvent insuffisantes.
Dans ce contexte, une décentralisation partielle des compétences en santé permettrait d’améliorer la réactivité face aux problématiques locales, de mieux adapter les politiques publiques aux besoins de chaque territoire ainsi que de décliner plus efficacement les orientations nationales. Elle pourrait aussi simplifier les démarches des professionnels de santé grâce à un interlocuteur local unique, alors qu’ils doivent aujourd’hui composé avec de multiples institutions (ARS, CPAM, ordres professionnels, collectivités…).
Enfin, une telle évolution renforcerait la démocratie sanitaire en rapprochant les décisions des habitants et des professionnels, grâce à une collaboration accrue avec les élus locaux.
Il resterait à définir la répartition de ses compétences entre les collectivités territoriales.
Pour autant, l’État doit demeurer le garant de la cohérence du système de santé sur l’ensemble du territoire. Il lui revient d’assurer l’égalité d’accès aux soins, de fixer les objectifs nationaux, de définir le cadre légal, de garantir la sécurité sanitaire et de répartir les financements de manière équitable.
Ainsi, tout en confiant aux territoires des compétences clarifiées et des moyens adaptés, l’État conserverait son rôle central : celui d’assurer l’homogénéité du système de santé national, tout en permettant une mise en œuvre locale plus efficace, plus souple et plus innovante, au service des besoins spécifiques de chaque population.
En vous remerciant pour la considération apportée à mes propos,
Amitiés socialistes,
Gwendal LE BARBIER
Gwendal Le Barbier