Du salaire des enseignants (et bien d’autres)

Le métier d’enseignant n’attire plus c’est flagrant avec les recrutements aux concours.

C’est dû entre autre au niveau minable des rémunérations.

Le pouvoir d’achat avec le gel des points d’indices décrété en 2010 (je ne compte pas les misérables 0,6% de Hollande, qui ne suivaient même pas l’inflation de ces deux années là) s’est littéralement écroulé.

Le niveau de recrutement d’un professeur, c’est bac+5, avec un mémoire à rendre, et un concours de la fonction publique hyper-sélectif.

Il est à mettre en parallèle avec l’inflation des missions demandées: un professeur est aujourd’hui un enseignant, mais aussi un conseiller d’orientation, un psychologue, bien souvent un élu (CA ou autres instances), un comptable, un travailleur dans l’événementiel avec les projets qu’il porte, un informaticien, et j’en passe.

Il n’est pas normal de commencer avec un salaire aussi bas, il n’est pas non plus tolérable qu’un couple de professeur en milieu de carrière ne puisse pas non plus acheter un logement de 100 mètre carré dans une ville au delà de 200 000 habitants s’il ne dispose pas d’apport « tombé du ciel ».

La revalorisation du métier d’enseignant passe par une revalorisation massive des salaires: pour un certifié, pas moins de 2200 euros nets en début de carrière, 3000 net en milieu de carrière, 4500 net pour une fin de carrière.