La fiscalité est au cœur des thématiques que la gauche doit porter, car elle est à la base de la redistribution des richesses , dont l’importance dans une économie néo-libérale, machine à creuser les inégalités tant au niveau des revenus qu’au niveau de l’accroissement du patrimoine, n’est plus à démontrer. Dans cette ordre d’idée, pourquoi ne pas revenir sur la proposition de soumettre l’IS à deux taux différents selon que le bénéfice est distribué ou réinvesti?
En quarante ans la part des bénéfices distribués aux actionnaires s’est accrue au détriment de la part fléchée vers l’investissement, sans tenir compte du rachat d’actions qui profite à terme aux actionnaires.
On pourrait introduire (proposé en 2017, programme Hamon) un taux différentiel sur l’IS, par exemple 35% sur les dividendes et 15% sur les montants réinvestis. Ce n’est pas une confiscation pour les actionnaires, puisque investissement signifie logiquement croissance et donc valorisation à terme de l’action. Cela, parallèlement, boosterait les investissements et au bout du bout, l’emploi.