Transformer les Français·es de l’étranger en véritable force politique, écologique et solidaire de la République – au lieu de les laisser devenir le vivier électoral du RN et de la droite libérale.
Les 8 mesures phares :
1. Un·e député·e supplémentaire dédié·e uniquement aux Français·es de l’étranger
Actuellement 11 député·es pour 3,5 millions de personnes → on passe à 12. Ce 12ᵉ siège serait réservé à un·e élu·e « du monde » (élection dans une circonscription mondiale unique, scrutin de liste proportionnel). Plus de découpage bizarre par continent qui favorise la droite riche.
2. Le droit de vote aux élections locales dans le pays de résidence (sans perdre la nationalité)
Exemple : un Français à Lisbonne vote aux municipales portugaises + aux législatives françaises. C’est déjà possible dans l’UE pour les Européens → on l’étend partout via des conventions bilatérales (priorité Canada, Maroc, États-Unis, Royaume-Uni, Suisse).
3. Une « CSG expatriée » progressive et volontaire
- 0 % jusqu’à 2,5 fois le SMIC du pays de résidence
- 2 à 7 % au-delà (plafonnée) En échange : accès à la Sécurité sociale française à l’étranger (remboursements, retraite, chômage retour). → Plus jamais de Français ruinés par un accident à l’étranger.
4. Un guichet unique numérique « France Monde » ouvert 24 h/24
Une appli + un numéro vert mondial qui remplace les 160 consulats actuels pour les actes d’état civil, passeports, bourses scolaires, aides sociales d’urgence. Objectif : traiter 90 % des demandes en moins de 10 jours (contre parfois 18 mois aujourd’hui).
5. Un grand programme « Volontariat républicain mondial » (successeur modernisé du VIE)
50 000 places par an pour les 18-30 ans : mission d’intérêt général (écologie, éducation, santé) dans un pays en développement ou émergent, rémunéré 1 500 € net + cotisations retraite. Financé par la taxe sur les billets d’avion et les super-profits des plateformes de réservation.
6. Lycées français gratuits jusqu’à la terminale partout dans le monde
Actuellement, beaucoup de familles modestes ou moyennes ne peuvent plus scolariser leurs enfants dans le réseau AEFE à cause des frais de scolarité explosés. → Gratuité totale d’ici 2030, financée par la hausse de l’impôt sur les très hauts revenus non-résidents.
7. Un « Parlement des Français·es de l’étranger » annuel à l’Assemblée nationale
200 délégués élus dans le monde (proportionnelle) + 100 tirés au sort parmi les inscrits consulaires. Ils votent des résolutions qui s’imposent aux député·es des Français·es de l’étranger.
8. Droit de vote dès 16 ans pour tous les Français·es de l’étranger
Parce que les jeunes expats sont les plus mobiles, les plus connectés au monde… et les plus oubliés par la politique française.
Slogan de campagne
« La France n’arrête pas aux frontières.
Elle commence là où un·e Français·e vit, travaille et rêve. »
Effet politique attendu
- Récupérer massivement le vote des Français de l’étranger (actuellement 60-70 % à droite et extrême droite dans certaines circonscriptions).
- Couper l’argument du RN « la France abandonne ses enfants à l’étranger ».
- Redonner le goût de la France à des centaines de milliers de jeunes qui se sentent aujourd’hui « expatriés » plutôt que citoyens du monde.
Andrew Bernard