L’Ecole est la clé de notre avenir

S’il est bien un sujet sur lequel il devrait y avoir un consensus, c’est bien celui de l’Ecole. D’abord parce qu’historiquement depuis le début du XXème siècle, celle-ci a toujours été une priorité et un évidence, surtout depuis que les femmes y ont un libre accèsès. Ensuite car il paraît évident que notre avenir passe par une formation efficace de notre jeunesse. Enfin car il n’est point besoin de démontrer qu’une bonne éducation est un rempart contre les idées les plus extrêmes.

En ces temps où notre pays connaît une situation financière très difficile, en ces temps où les riches deviennent toujours plus riches aux détriments des plus fragiles, notre École est aujourd’hui dans une impasse car elle souffre de ne pas bénéficier des meilleurs conditions de fonctionnement, preuve en est le recul régulier des performances de nos jeunes aux différents tests et mesures, mais aussi le constat de la baisse du revenu des différents acteurs de l’éducation nationale si on le compare au revenu de référence.

Les moyens de fonctionnement, s’ils ont dans un premier temps lors de la décentralisation/déconcentration été revalorisés, sont aujourd’hui insuffisants pour répondre aux enjeux de ce siècle comme au simple confort des usagers et des personnels.

La co-existence de deux Écoles, d’un côté l’Ecole publique, de l’autre l’Ecole privée sous contrat, est à cet égard un non-sens à la fois économique et philosophique.

Lorsqu’on observe les caractéristiques des publics accueillis dans ces deux systèmes, on s’aperçoit immédiatement qu’il y a un écart sociologique très important en faveur du privé, alors même que les moyens alloués sont plus que comparables puisqu’il convient de ne jamais oublier que les familles sont mises à contribution.

Par ailleurs, le contrat par lequel l’Ecole privée est liée à l’Etat devrait signifier le respect intégral des programmes nationaux sans oublier les procédures, bien avant toute problématique de fait religieux ou non.

La France peut-elle aujourd’hui « se payer » le luxe de financer une deuxième école dont les caractéristiques et les objectifs sont loin de ceux de l’école publique ?

Je pense pour ma part que non, et je souhaite que mon parti prenne à son compte la doctrine « À École publique, fonds publics, à École privée fonds privés ».

Philippe Labiausse