21 millions de bénévoles font vivre 1,3 millions d’associations sur tout le territoire français. 55% ont des subventions en baisse, ce qui menace les 12% l’emplois associatifs et les fondements même du terreau associatif si riche et dense. Elles sont un pilier du lien social, elles participent activement à la cohésion des territoires et à la vitalité démocratique. Nous devons les soutenir à la hauteur ce qu’elles représentent dans la société. Déjà confrontées à des difficultés structurelles dans leur fonctionnement quotidien, les associations doivent également faire face à une évolution profonde des formes d’engagement. Le bénévolat tend à devenir plus ponctuel, plus fragmenté, souvent « à la carte », rendant plus complexe la pérennité des projets et la transmission des responsabilités.
Face à ces enjeux, le message du mouvement associatif est sans équivoque :
« Pas un euro de moins pour les associations ».
Propositions :
– Reconnaissance du bénévolat par la promotion et l’évolution de la VAE afin de mieux reconnaître les compétences acquises dans l’engagement.
– Renforcer la formation des bénévoles, en développant et en soutenant les Maisons des associations, qu’elles soient associatives ou municipales, afin de favoriser l’accompagnement, la structuration et le développement des projets associatifs.
– Octroyer un trimestre de retraite ou un bonus aux présidents et trésorier d’une association active (gros budget et par tranche d’années de bénévolat, notamment de bénévolat). Deux propositions de loi proposaient, un trimestre par tranche de 10 ou 8 ans)
– Encourager et développer l’engagement associatif des jeunes, par un partenariat avec les établissements scolaires, pour sensibiliser dès le plus jeune âge aux valeurs de l’engagement, de la citoyenneté et de la solidarité.
MARIELLE RENGOT