Les espaces ruraux laboratoires pour une bifurcation démocratique,écologique et sociale.

Le rural, réservoir d’avenir pour une nouvelle République écologique et sociale

« La campagne est le réservoir profond de la vie nationale. » Jean jaures

Cette vision de Jean Jaurès résonne avec une force nouvelle face aux défis du siècle. Aujourd’hui, ce réservoir vital est menacé par le dérèglement climatique, le délitement des services publics et un sentiment d’abandon qui nourrit les fractures démocratiques. Pourtant, c’est précisément dans ces espaces ruraux et périurbains que se joue notre capacité collective à opérer la bifurcation écologique et sociale indispensable. Loin d’être un patrimoine à conserver, la campagne doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un laboratoire d’avenir, un lieu d’expérimentation et de production de nouveaux modèles de vie commune.

Faisons donc en sorte de faire des territoires ruraux les premiers « Territoires d’Innovation et de Bifurcation » de la République et donc de les proteger des discours toxiques des fachos.. Cette politique volontariste repose sur une conviction : la réponse aux crises écologiques et sociales ne viendra pas d’un modèle unique imposé d’en haut, mais de l’activation des ressources, des intelligences et des forces vives de chaque territoire. Il s’agit de remplacer la logique du rattrapage par celle du leadership, en faisant de la spécificité rurale un atout pour inventer l’industrie, la mobilité, la protection du vivant et le lien social de demain

1. Innovation industrielle : Fonder une industrie de bifurcation écologique et circulaire

L’industrie en milieu rural ne doit plus être synonyme de délocalisation ou de nuisance, mais d’ancrage territorial et de résilience. Nous proposons de créer un Fonds pour l’Industrie Verte et Rurale destiné à financer la reconversion de friches en « bio-raffineries territoriales ».

· Développer les filières d’avenir : Il s’agira de soutenir prioritairement les unités de recyclage avancé (chimique, plastiques), la production de biomatériaux issus de ressources locales (chanvre, bois, résidus agricoles) et les ateliers de réparation et de réemploi à grande échelle.

· Relier innovation et patrimoine : Ce réancrage industriel s’appuiera sur la réhabilitation du patrimoine bâti existant (anciennes usines, filatures) pour y installer des tiers-lieux productifs, des fabriques numériques et des centres de R&D tournés vers l’écoconception.

· Créer des emplois de qualité et non-délocalisables : En conditionnant les aides publiques à des engagements sur les salaires, la formation et la participation des salariés, nous construirons une industrie au service des personnes et des territoires, et non l’inverse.

2. Innovation sociale : Investir dans le capital humain par l’éducation et la Silver économie

La vitalité sociale est la condition sine qua non de l’attractivité rurale. Nous porterons une politique ambitieuse visant à la fois la jeunesse et le grand âge.

· Éducation d’excellence et formation aux métiers de la transition : Nous créerons des « Lycées des Métiers Verts » en zone rurale, offrant des formations de haut niveau en agroécologie, gestion des énergies renouvelables, sylviculture durable et éco-construction. Ces établissements seront en lien direct avec les projets industriels et écologiques locaux, garantissant des débouchés concrets.

· Faire des territoires ruraux des pionniers de la Silver économie solidaire : Face au vieillissement de la population, nous soutiendrons le développement d’éco-hameaux intergénérationnels, de services de maintien à domicile innovants et de plateformes coopératives associant soin, lien social et activités productives légères (jardins partagés, ateliers). Le rural peut devenir le modèle d’une société où l’on vit bien et longtemps, dans la dignité.

3. Innovation mobilité : Décarboner les déplacements et les pratiques agricoles

La mobilité et l’agriculture sont les deux faces d’une même pièce pour réussir la transition écologique des campagnes.

· Pour une mobilité rurale solidaire et décarbonée : Nous mettrons en œuvre un « Ticket Climat Territorial », un titre de transport unique et à prix maîtrisé donnant accès à un bouquet de services unifiés : TER, transports à la demande, réseau de covoiturage organisé et location de vélos électriques. L’objectif est de briser l’isolement et la dépendance à la voiture individuelle.

· Accélérer la transition vers une agriculture décarbonée : Nous soutiendrons massivement les pratiques agricoles qui stockent du carbone (agroforesterie, couverts végétaux), réduisent les intrants et développent les circuits courts. La création de « Ceintures Alimentaires Territorialisées » et de plateformes logistiques coopératives pour les producteurs locaux réduira les besoins en transport longue distance et garantira une alimentation saine et souveraine.

4. Innovation écologique : Préserver le patrimoine paysager et garantir le bien-être du vivant

La transition est aussi une question de sens et de qualité de vie. L’écologie rurale doit concilier protection active et épanouissement.

· Sanctuariser et valoriser le patrimoine paysager : Nous lancerons un grand « Plan Paysage » pour protéger les continuités écologiques, planter des haies, restaurer les cours d’eau et lutter contre l’artificialisation des sols. Ce patrimoine n’est pas un décor, mais le support de notre biodiversité et de notre attractivité.

· Promouvoir un urbanisme du bien-être : Les projets d’aménagement seront évalués à l’aune de leur contribution au bien-être des habitants (accès à la nature, qualité de l’air, lutte contre les îlots de chaleur) et au respect du bien-être animal, en soutenant l’élevage pastoral et en limitant les mégastructures industrielles.

· Généraliser les projets de renaturation : En s’appuyant sur des méthodes éprouvées comme celle du botaniste Miyawaki, nous encouragerons la création de micro-forêts urbaines et la restauration de zones humides, recréant ainsi des îlots de fraîcheur et de biodiversité au plus près des lieux de vie.

Cette proposition vise donc a redonner toute sa place dans projet a ces territoires d’Innovation et de Bifurcation que doivent etre les campagnrs .pour cela nous devons places les campagnes comme des lieux de transformation sociale et écologique du socialisme du XXIe siècle. Plus qu’un programme technique, il incarne une utopie concrète qui place le progrès humain et l’émancipation collective au cœur de la transition.

En transformant le travail par l’industrie circulaire, nous luttons contre l’aliénation capitaliste et créons des emplois de qualité, émancipateurs et non-délocalisables. Par l’innovation sociale et l’éducation populaire, nous renforçons les solidarités de classe et intergénérationnelles, garantissant les droits fondamentaux de la crèche à la Silver économie.

La mobilité solidaire et l’agriculture paysanne décarbonée établissent une nouvelle souveraineté alimentaire et territoriale, rompant avec les dépendances productivistes. La préservation écologique devient un combat pour la justice environnementale, assurant l’accès de tous aux biens communs et à un cadre de vie décent.

Ce faisant, nous construisons les bases matérielles d’une société du bonheur selon Simone Weil, où la fin de l’exploitation et la reconquête des communs permettent l’épanouissement de chacun.e. L’écologie n’est plus une contrainte, mais le cadre de notre émancipation collective – une planification écologique au service du peuple et des territoires, pour une République sociale, écologique et fraternelle.