Cette contribution vise à faire de la lutte contre l’opacité financière une des revendications majeures du Parti Socialiste. Nous devrions travailler avec des partis politiques étrangers qui soutiennent des positions similaires, comme par exemple, le parti socialiste suisse qui s’est prononcé en faveur de l’abrogation de l’article 47 de la loi fédérale de 1934 sur les banques et les caisses d’épargne.
Bonjour.
Je vous remercie de lire ma contribution.
La France, mais d’une manière plus large, les trésors publics de la majorité des pays membres de l’OCDE sont victimes de pertes considérables de recettes fiscales.
Plusieurs auteurs ont écrit sur le sujet comme par exemple ; Gabriel Zucman, Nicholas Shaxson, Oliver Bollough et Alain Deneault.
Les paradis fiscaux et l’opacité financière qu’ils fournissent permettent de soustraire aux autorités fiscales des montants colossaux, ce qui paupérise les Etats et leurs populations.
La lutte contre l’opacité financière devrait être une des priorités des partis politiques faisant partie du PSE (Parti Socialiste Européen).
Des listes noires de paradis fiscaux devraient être constituées au niveau de l’UE ainsi que de chaque Etat membre.
Tout virement bancaire à destination ou en provenance de ces territoires devrait être considéré comme nul et non avenu.
Tout citoyen de l’UE aurait l’interdiction de détenir le moindre compte bancaire, le moindre trust et une part/des parts de sociétés immatriculées dans ces territoires.
En France le mode de détention au porteur pour les actions devrait être interdit, seul le nominatif devrait être autorisé.
Les billets de 200 et de 100 euros devraient être retirés de la circulation.
La détention de cryptoactifs conçus dans une logique de confidentialité (Monero par exemple) devrait être passible d’une peine de prison ainsi que d’une amende.
Les effectifs de TRACFIN, de la DNEF et de l’URF de la DNRED devraient être augmentés.
Il s’agit d’une liste non-exhaustive de propositions. D’autres idées sont les bienvenues.
Aurélien Bidault