Si le parti socialiste veut retrouver la fidèlité à son histoire et à ses idéaux, il doit changer de cap de façon assez radicale.
Rompre avec des stratégies orientées vers le court terme, c’est-à-dire ne penser qu’aux élections suivantes, et aux alliances nécessaires pour limiter les pertes.
Construire un vrai projet de rupture avec le modèle productiviste/consumériste qui nous emmène à la catastrophe. Cela ne peut s’inscrire que dans le long terme mais nécessite des changements qui doivent être amorcés tout de suite. Il faut imaginer les mesures qui libéreront les esprits de l’emprise du capitalisme néo-libéral, en train de muter vers un techno-fascisme numérique.
Il faut libérer le consommateur de l’emprise des marques, notamment en limitant de façon drastique la publicité.
Il faut libérer les esprits de l’emprise du numérique, qui est en train de ravager la culture et les relations sociales….
Au lieu que les technologies numériques aliènent notre jeunesse, il faut que la puissance publique les oriente vers le progrès, par exemple en diminuant grâce à elles le temps de travail (ce qui serait en même temps une solution au problème des retraites).
Il faut prendre conscience que le modèle actuel de développement est une impasse, que la poursuite d’une croissance écomique en termes d’accumulation de biens matériels et de service numériques orientés de façon à augmenter toujours plus la puissance des GAFAM n’est tout simplement plus possible. Il faut sortir de l’anesthésie collective et changer de modèle de développement
Maurice Merchier