Le retour à l’équilibre budgétaire est aujourd’hui une exigence économique et démocratique. Depuis trop longtemps, la France vit au-dessus de ses moyens en installant durablement le déficit dans ses comptes publics, ce qui affaiblit sa souveraineté et réduit sa capacité d’action. Il est temps d’assumer un principe simple, la puissance publique ne peut durablement dépenser plus que ce qu’elle perçoit. Nous prenons donc l’engagement de présenter un budget à l’équilibre avant la fin du quinquennat.
Cet objectif repose sur une transformation en profondeur de l’action publique. Il ne s’agit pas de réduire aveuglément la dépense, mais de la rendre plus efficace en évaluant les politiques menées, en supprimant les dispositifs inefficaces et en simplifiant l’organisation administrative. L’État doit se recentrer sur ses missions essentielles et garantir la qualité des services publics tout en maîtrisant ses coûts. Cette exigence de responsabilité implique également de lutter résolument contre les fraudes et de garantir la sincérité des comptes publics.
Le retour à l’équilibre passe aussi par une économie plus dynamique. Une croissance plus forte, soutenue par un environnement fiscal stable et une simplification des contraintes pesant sur l’activité, permet d’augmenter les recettes sans alourdir la pression fiscale. L’emploi, l’innovation et l’investissement doivent être au cœur de cette stratégie.
Cet engagement suppose enfin une démarche de vérité et de transparence. Chaque décision devra être financée, chaque réforme assumée, et les Français pleinement informés de la situation des finances publiques. Retrouver l’équilibre budgétaire, c’est faire le choix du sérieux, de la responsabilité et de la justice entre les générations.
Aubin VERILHAC