Pour une agriculture vivante et nourricière

La PAC entraîne l’agriculture dans une dépendance à l’amont et l’aval de l’agriculture sans assurer une alimentation de qualité et une juste rémunération aux paysans.

Il faut d’urgence redéfinir l’accompagnement des agriculteurs en ayant comme objectif de maintenir des paysans nombreux gage de campagnes vivantes et attractives.

Il faut plafonner les aides en fonction du nombre d’actifs et non plus en fonction des hectares. Il faut réorienter les aides massivement vers les productions alimentaires afin d’assurer l’approvisionnement en denrées de qualité à des prix abordables.

Le développement de l’agriculture industrielle n’est pas, comme on l’entant trop souvent , une évolution économique, mais le fait de choix politique d’entraîner l’agriculture dans un système au service de l’agro-industrie.

L’efficacité économique est bien meilleure dans des systèmes maîtrisés et adaptés à une structure que dans des super structures demandant d’énormes capitaux . Encore faut il que les politiques agricoles ne défavorisent pas ces systèmes en harmonie avec leur environnement, ce qui est le cas à ce jour.

Par ailleurs une véritable politique de maîtrise du foncier, qui est le facteur majeur de moyens de production, doit être mise en place afin d’accompagner cette évolution.

Une politique d’accompagnement des reprises de fermes doit être menée et garantir aux nouveaux venus un revenu afin d’inciter ces reprises.

Nous ne pouvons plus laisser ce débrouiller seuls ceux qui souhaitent s’installer et prendre des risques pour leur avenir.

L’agriculture peut et doit prendre sa part dans la reconquête des territoires. De nombreuses Initiatives existent déjà. Il faut s’en inspirer et les amplifier. Les systèmes qui fonctionnent sur le terrain sont le gage de l’efficacité d’une politique coordonnée et d’une réussite de cette réorientation.

Nous menons de nombreuses luttes pour maintenir nos services publiques dans nos territoires, mais ces actions ne suffirons pas si nous ne sommes pas capables de re dynamiser nos campagnes.

Dans les secteurs où la seule activité économique est l’agriculture, cette réorientation est notre seule chance de survie.

Le Parti socialiste doit s’emparer de cette problématique et en faire un axe important de notre programme.

L’agriculture en participant à la production alimentaire, à l’entretien des territoires et à l’activité de ceux ci interpelle toutes les citoyens et une grande part de ceux ci y sont sensibles.

Patrice Douix

Ancien agriculteur

Patrice Douix