Pour une Europe fédérale
Notre projet pour 2027 doit être audacieux et percutant.
Il devrait fixer une perspective d’avenir pour au moins la décennie à venir.
Une campagne repose sur une demi-douzaine d’idées fortes, nous en proposons une : après le traité de Rome, la création de l’euro, Maastricht, etc., il faut faire un nouveau saut qualitatif à l’Europe.
L’Europe a relativement bien géré la pandémie de Covid 19, en faisant produire, en achetant et en fournissant les États membres en masques puis vaccins.
C’est malheureusement à peu près la seule fois où elle a réussi à gérer une crise d’ampleur mondiale, mais ce n’était pas une crise politique.
Même pour l’agression russe en Ukraine, ses divisions ont considérablement ralenti sa capacité de réaction. Sans parler de son attitude vis-à-vis du génocide à Gaza, de l’urgence climatique, des facéties de Trump, voire des reculs sur la question climatique.
Force est de constater qu’une Europe à près d’une trentaine de pays, avec des modalités de prise de décisions d’un autre temps, peut constituer un marché unique (ce pourquoi elle a été créée), en aucun cas une force politique.
Nous souhaitons mettre au débat la proposition suivante :
Organiser des discussions bilatérales et multilatérales avec les pays fondateurs et moteurs qui l’accepteraient sur les voies menant à un accord, concrétisé par un traité, de constitution au sein de l’UE d’un groupe de pays fédérés, un peu sur le modèle des États-Unis d’Amérique.
De nombreuses questions doivent être étudiées collectivement : élection ou non au suffrage universel du président, rôle du parlement, noyau dur de pays et accrétion progressive, quelle subsidiarité, quels sujets restants à la souveraineté des États membres, entre autres.
L’objectif est de constituer enfin une Europe politique, ayant une voix qui porte à l’international, disposant d’une défense unique, et capable de réagir et de décider dans des délais brefs.
L’Union, désormais Fédération des États Unis d’Europe, doit devenir une vraie démocratie parlementaire. Cela nécessitera un transfert des pouvoirs législatifs et exécutifs actuellement détenus par les Etats, le Conseil européen et la Commission vers le Parlement.
De très nombreuses questions restent à régler : quels critères pour l’adhésion à la fédération, élection ou non d’un président, quel type de majorité pour le décisionnel, quelle articulation avec les autres états membres, quelle répartition des responsabilités entre États et Fédération, et bien d’autres.
Si le parti décidait de suivre cette orientation, un groupe de travail national devra le stabiliser sur les plans politique et constitutionnel.
Pour la majorité de la section « 319 » de la fédération des Bouches du Rhône,
Laurent Sauze, secrétaire de la section, secrétaire fédéral.
Laurent Sauze