Pour une Paix Civile Durable : Sécurité, Justice et Solidarité

Mes chers camarades,

La sécurité est un bien commun.

Lorsqu’elle fait défaut, c’est le contrat républicain qui se fissure. Mais pour nous, socialistes, la sécurité ne se réduit pas à la seule réponse pénale.

Elle est le fruit d’un équilibre fragile entre le respect des règles et la force du lien social.

Nous refusons la spirale de la peur et de la division. Nous portons une ambition plus haute : celle d’une République qui protège sans stigmatiser, qui prévient avant de punir, et qui répare plutôt que de simplement exclure.

1. La prévention : la première pierre de la sécurité

La meilleure façon d’assurer la sécurité, c’est d’investir dans l’avenir. Une société qui offre des perspectives à sa jeunesse est une société qui s’apaise.

Le retour des services publics : Là où l’État recule, l’insécurité avance. Nous devons réimplanter des services publics (écoles, postes, centres de santé) au cœur de tous les territoires.

L’éducation et la médiation : Nous proposons de doubler les moyens alloués à l’éducation populaire et aux éducateurs spécialisés. La sécurité commence par un terrain de sport ouvert et un accompagnement bienveillant pour chaque jeune en difficulté.

2. Une police gardienne de la paix et des libertés

La police ne doit pas être une force de coercition lointaine, mais un service public proche des citoyens, exemplaire et respecté parce que respectable.

La police de proximité :

Nous voulons une police qui marche dans la rue, qui discute avec les commerçants et les riverains. Cette présence humaine est la clé pour restaurer la confiance et désamorcer les tensions avant qu’elles n’explosent.

Éthique et déontologie : La sécurité ne justifie pas tout. Nous prônons une formation renforcée sur les libertés publiques et la lutte contre les discriminations (notamment le contrôle au faciès) pour garantir que chaque citoyen se sente protégé par son uniforme, quel que soit son quartier.

3. Une justice humaine et réparatrice

La réponse à la délinquance doit être juste, proportionnée et tournée vers la réinsertion pour éviter la récidive.

Donner du sens à la peine : Plutôt que le tout-carcéral, qui est souvent une école du crime, nous privilégions les peines de substitution et le travail d’intérêt général. La sanction doit permettre de réparer le lien brisé avec la collectivité.

L’accompagnement des victimes : La justice doit placer la victime au centre. Nous proposons un parcours simplifié et un soutien psychologique systématique pour que personne ne se sente seul face à un préjudice.

Conclusion

La sécurité est une condition de notre liberté. Mais une sécurité sans justice sociale n’est qu’une illusion. Notre projet est celui d’une société où la tranquillité de chacun repose sur la solidarité de tous. Ensemble, réapproprio-nous ce débat avec nos valeurs : l’humanisme, l’émancipation et la fraternité.

Thomas Bénard