Pour une régulation publique du coût des logements.

Le logement trop cher est une des plaintes largement partagée des habitants de ce pays. Les prix de l’immobilier sont complètement décorrelés du coût de la vie et des salaires. Le marché de l’immobilier est aux mains de la spéculation des propriétaires privés. C’est la loi de l’offre et de la demande qui fixe les prix. Le parc HLM est insuffisant à répondre à la demande.

Le poste logement est le premier poste de dépenses contraintes d’un ménage. Quand on donne la parole aux habitants, il nous parlent de logements trop chers, des jeunes qui ne peuvent plus se loger là où ils travaillent, de la concurrence du tourisme, des résidences secondaires, des « parisiens » à fort pouvoir d’achat qui font monter les prix en province…

Il y a urgence à réguler le logement. L’insatisfaction, le sentiment réel ou supposé de déclassement profite à l’extrême droite.

Pourtant des solutions juridiques existent – le bail réel social par exemple – qui permet de maîtriser le prix du foncier. Des collectivités s’en emparent mais c’est un combat. Il faut aller plus loin et plus vite. Le foncier doit (re)devenir un bien collectif. Seul l’usage doit être privatisé. Il n’est pas juste que la terre permette de spéculer à ceux qui en ont les moyens. L’Etat doit aider les collectivités à s’approprier les outils de maîtrise foncière, à favoriser, voire obliger les collectivités à se doter de gouvernances et de moyens de maîtrise foncière au travers des PLUi, des agences foncières, des EPF…

Yvon IZIQUEL