En italique mes remarques, le reste copier/coller de nos deux contributions.
Volet ES
L’université a vocation à préparer à l’insertion professionnelle tout en développant des savoirs critiques, des compétences transversales et une capacité à s’adapter dans un monde en transformation.
Prôner l’équilibre entre émancipation et employabilité =>réponse au programme de Renaissance qui prône essentiellement l’adéquation.
Bien dit plus loin ds la contribution: Il ne faut pas opposer culture générale et professionnalisation : l’université peut former à la fois des citoyens éclairés et des professionnels compétents.
A voir si comme ailleurs dans le texte on devrait parler d’ES et ne pas particulariser à ce stade l’université ?
approche de rupture s’impose pour refonder le système sur de nouvelles bases. La refondation de l’ESR
Affirmation claire qu’il faut décliner dans nos propositions
proposer un projet en plusieurs étapes et s’attaquant, de front, à plusieurs chantiers:
Mise en place d’un processus transparent et démocratique d’accès:
Sujet abordé avec Parcoursup (Parti socialiste a porté la suppression de cette plateforme) et qui débouche sur l’orientation (refonte de l’accès à l’enseignement supérieur, service public de l’orientation doit être profondément réinventé) : il me semble que là on a du travail pour proposer qq chose de concret et chiffré, on a donné des pistes dans la contribution mais il faut aller plus loin.
Sujet à débattre et à trancher en amont: accès à l’université open bar ou pas?
Et encore avant quel périmètre on fixe à ce qu’on appelle université: les GE y sont intégrées ou pas?
Quid des IUT et IAE: des composantes ou un statut propre? Quid des BTS : on garde ces formations en 2 ans ou on les transforme en formation en 3 ans, des BUT en somme? Et alors on va vers un seul type IUT/BTS mais en les fléchant clairement comme voie pour les bacs technologiques ou celles et ceux qui ne veulent pas poursuivre en Master donc débouchant sur licence pro (encore appelée BUT😉)?
service public de l’orientation doit être profondément réinventé: nous devons préciser en lien avec nos camarades de l’éducation
redéfinir la notion de « réussite » :
embrasser la pluralité des parcours et des rythmes d’études, en reconnaissant la valeur de chaque trajectoire, qu’elle vise l’insertion professionnelle, l’engagement citoyen ou l’accomplissement intellectuel. On a avancé là qqs propositions:
première année de licence plus souple
généralisation d’un tutorat
possibilité d’une année de césure
nouveaux masters passerelles à temps partiel
traiter de la dualité persistante entre universités et grandes écoles : on l’a souvent écrit mais rien de vraiment concret débouchant sur une vraie refondation 😉 Je n’ose réitérer ici ma proposition de supprimer à terme les CPGE remplacés par des licences estampillées accès aux GE, de faire évoluer les GE vers des vraies graduate schools en y intégrant une sortie doctorat en plus de la sortie ingénieur/master. Cela aurait l’avantage de se caler complètement sur la structuration internationale LMD😉
Régulation de l’enseignement supérieur privé : propositions bien établies dans notre contribution et en phase avec les actions du camarade E Grégoire => reste à préciser le cadre
vie étudiante : propositions clairement faites
Construire des logements étudiants publics
Revaloriser et élargir les bourses étudiantes, et étudier la création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes
véritable politique de valorisation du doctorat est nécessaire, pour rendre visibles les parcours, les réussites et les débouchés qu’il permet.
Volet Recherche (et j’y rajouterai bien l’innovation dans sa phase prématuration qui reste à travailler)
recherche une priorité réelle => on fait quoi pratiquement pour dépasser une simple déclaration de principe du genre 3% du PIB ?
Volet qui doit être retravaillé : on n’aborde pas la structuration, garde-t-on tous les organismes ou en fusions-nous, on garde des agences comme l’ANR si on redéfinit le rôle des AAP et sa limitation ?
Nous devrions parler ici de l’écosystème plus que complexe de l’innovation.
Volet Financement
sous-financement chronique
pas seulement des moyens de fonctionnement qui manquent, mais surtout des moyens humains.
Opposition à une hausse des droits d’inscription, au contraire, c’est par l’investissement public, la solidarité nationale et des mesures sociales fortes que l’on garantira un accès équitable à l’enseignement supérieur.
=> On fait comment dans la situation actuelle ? Il faudra échanger sur le sujet des ressources propres qui comprend les droits d’inscription surtout si on “regroupe” les GE dans l’entité université et aussi le financement privé abordé plus loin.
Résorption de la précarité dans l’ESR, accès tardif à la titularisation: => politique volontariste d’emploi scientifique est indispensable : revaloriser les carrières, augmenter les recrutements, renforcer les moyens humains dans les fonctions d’appui. Ok à tout cela mais que pourrons-nous faire concrètement?
porter l’effort de recherche publique à 1 % du PIB, représente environ 7 milliards d’euros annuels supplémentaires, mobilisables par une refonte du Crédit d’impôt recherche (CIR) => on est sûr qu’on peut diminuer le CIR d’autant?
financement de la recherche s’est progressivement orienté vers une logique de compétition permanente et de court terme => là nous avons un axe fort d’une refondation bien décrite dans notre contribution
dépendance croissante aux financements privés (mécénat, contrats industriels…) soulève de vraies questions de gouvernance
réflexion s’impose sur l’efficacité réelle du CIR et sur la juste répartition de l’effort entre recherche privée et recherche publique
Volet gouvernance (recoupe forcément les volets précédents 😉)
Sanctuariser les libertés académiques
rôle des instances représentatives: on doit ici s’interroger sur la structure des établissements vs les regroupements provoqués ou pas, donc les statuts différents qui se développent limitant ou pas la représentativité
Revoir l’organisation nationale de l’ESR
Le pilotage de la politique nationale, aujourd’hui dispersé et complexe (rôle politique du Ministère, place de France universités, de l’ANR, du SGPI) doit être rénové. Il faut recentrer le pouvoir sur le ministère et redéfinir la notion de pilotage « stratégique ».
=> Si on commençait par cela en lien aussi avec le point suivant ? Beaucoup d’autres points y sont liés et dépendants
présence équitable de l’enseignement supérieur sur tout le territoire : bien décrite dans la contribution => Cette offre doit reposer sur un maillage équilibré de formations de proximité, en particulier jusqu’à bac+3 (BTS, BUT, licences générales ou pro), tout en garantissant l’accès aux masters et aux filières longues. Cet ancrage territorial ne doit pas se traduire par une assignation résidentielle.
collectivités territoriales – régions, intercommunalités, villes – doivent être pleinement associées à la gouvernance de l’ESR. Dotées de compétences clés (aménagement, mobilité, logement, orientation, innovation), elles doivent jouer un rôle structurant dans le dialogue stratégique avec les établissements
michel bessiere