Réformer la loi électorale : Il faut transformer le système électoral majoritaire à deux tours tel qu’il est pour les élections législatives et les élections présidentielles. Je propose la méthode suivante, et donne des exemples: les candidats peuvent s’allier en « groupes de candidats » ; sont admis au second tour le « meilleur candidat » (celui qui a le plus de voix) de chacun des deux groupes arrivés en tête au premier tour.
Réformer la loi électorale
Il faut transformer le système électoral majoritaire à deux tours tel qu’il est pour les élections législatives et les élections présidentielles.
On le voit clairement : au premier tour, ou bien des programmes ou personnalités « proches » sont présents, se font concurrence et cela entraine une dispersion des voix avec pour conséquence qu’aucun de ces candidats ne parvient (ou ne risque de parvenir) au second tour. Ou bien les partis s’assemblent et désignent un candidat « commun » ; c’est ce qui a été fait par exemple aux dernières législatives avec la création du NFP. Oui, mais le fait que tel ou tel candidat soit intronisé pour représenter l’ensemble résulte de décisions des partis (souvent en référence au poids des différents partis aux élections précédentes, et avec des « marchandages » politiciens déplaisants). De ce fait ce n’est pas le peuple qui a vraiment choisi la personnalité qui arrive au second tour, mais les partis, en fonction des rapports de force au stade pré-électoral.
Pas très démocratique à mon goût.
Je propose la méthode suivante, et donne l’exemple des dernières législatives, ainsi que les présidentielles de 2002 : les candidats peuvent s’allier en « groupes de candidats » (un groupe peut ne comporter qu’un seul candidat) ; sont admis au second tour le « meilleur candidat » (celui qui a le plus de voix) de chacun des deux groupes arrivés en tête au premier tour. Concrètement le décompte des voix se fait par candidat, puis on additionne le nombre de voix des différents candidats d’un même groupe. Les deux candidats arrivés en tête des deux groupes ayant obtenu le plus de voix sont qualifiés pour le second tour.
Exemple des dernières élections législatives (2024) : dans chaque circonscription, chaque parti du NFP peut présenter son propre candidat à l’intérieur du groupe « NFP », de même certains candidats de LR et le candidat RN de leur circonscription pourraient s’allier pour former un groupe, d’autres avec le candidat macroniste ; probablement le candidat Modem et le candidat macroniste formeraient un groupe… Dans ce cas de figure, ce sont les électeurs qui détermine le « poids » des différents candidats ou partis de chaque groupe, et non plus les marchandages entre partis. Voilà qui me paraît bien plus démocratique et permet une représentation plus proche de la sensibilité des électeurs. De plus cela permet aux électeurs de voir avant le vote les alliances de chaque candidat et de se prononcer en connaissance de cause.
Exemple aux élections présidentielles de 2002 : plusieurs des « petits candidats » se seraient sans doute alliés avec Lionnel Jospin, d’autres candidats se seraient alliés à Jacques Chirac, d’autres encore auraient sans doute fait un ou des autres groupes, d’autres encore auraient fait cavalier seul. A l’époque, avec ce système, il semble probable qu’alors Lionnel Jospin aurait été qualifié pour le second tour (et je pense probablement élu), ce qui aurait été beaucoup plus conforme à la volonté des électeurs car JM Le Pen n’avait « que » ses propres voix (16,86 % au premier tour, 17,79 % au second tour).
On peut remarquer aussi que cela permet de plus d’avoir des sortes de primaires à l’intérieur de chaque groupe, dans lesquelles chaque électeur ne peut voter que dans son groupe préféré… et cela me paraît très moral… et autrement mieux que le système actuel.
J’aimerais vraiment que plusieurs partis politiques soient convaincus et cherchent à mettre ce système en place.
Christophe Rabut