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Relance non Keynésienne par le Bâtiment

Relancer par le bâtiment serait particulièrement adapté à notre situation, mais une relance Keynésienne est évidemment actuellement impossible – déficits obligent ! Or, des montants très élevés d’épargne non investie accessible existent : comment mobiliser cette épargne vers le bâtiment ? Par les HLM, mais avec un fonds spécial Caisse des Dépôts, abondé par les assureurs et les banques grâce à des incitations fortes (taux élevés et garantie par l’état), qui leur permettrait de construire rapide

Pour une Relance non Keynésienne par le Bâtiment

A. RELANCER PAR LE BATIMENT SERAIT PARTICULIEREMENT ADAPTE A NOTRE SITUATION

Elle entraînerait une reprise rapide de la croissance, n’induirait que très peu d’importations, et génèrerait de nombreux emplois pour beaucoup pas ou peu qualifiés.

B. MAIS UNE RELANCE KEYNESIENNE EST EVIDEMMENT ACTUELLEMENT IMPOSSIBLE

Déficits obligent !

C. DES MONTANTS TRES ELEVES D’EPARGNE ACCESSIBLE EXISTENT

Sur supports souvent très surs, mal rémunérés, très liquides, des milliards dorment ou sont placés de façon très peu productive.

D. COMMENT MOBILISER CETTE EPARGNE VERS LE BATIMENT ?

Les organismes HLM sont à la peine, durement ponctionnés récemment, et le nombre de logement construits n’a jamais été aussi bas. De plus, l’impératif de rénover énergétiquement les mets dans un impasse : Il manque au moins 100 000 logements par an . La rénovation énergétique, très complexe à réaliser à grande échelle, et donc certainement pas rapidement, doit être oubliée pour cette mobilisation, alors que le potentiel des constructions réalisables immédiatement est très élevé.

Le montage pourrait être le suivant :

• La caisse des dépôts créé un fonds, que financeront les assurances et les banques, grâce à des conditions très avantageuses leur permettant d’offrir à leurs clients des rémunérations très sures, avec d’importantes garanties.

• Ce fonds finance les organismes HLM par des prêts long terme pour leur permettre de créer 100 000 logements.

• Ces derniers bénéficient d’un taux très bas, par exemple de 1%, et voient les montants largement garantis par la Caisse de Dépôts.

• Les financeurs, eux, bénéficient aussi d’une garantie, mais sont rémunérés par un taux très attractif (par exemple 6%, avec garantie).

• Ce montage a un coût limité pour l’Etat : si chaque logements coûte par exemple 100 k€, la part de la charge dans le budget public charge d’intérêt serait au maximum de 5% multiplié par 1 milliards, soit 500 millions au maximum, évidemment largement inférieurs à ce que le supplément de croissance rapportera.

dominique marre