Rendre la haute fonction publique accessible à toutes et tous

Conformément à la Constitution (article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen), la fonction publique, et notamment les postes d’encadrement de catégorie A et A+, devrait être un levier d’ascension sociale pour les profils les plus talentueux indépendamment de leurs origines sociales et économiques de départ, or elle est encore aujourd’hui bien trop une instance de reproduction sociale si l’on s’en tient aux statistiques des écoles de la haute fonction publique elles-mêmes et de l’IGA.

Le dispositif de la voie d’accès « Talents » aux concours de la haute fonction publique a été mis en place d’abord à titre expérimental pour certains concours de catégorie A et A+ des trois fonctions publiques (dont INSP, INET et Directeur d’hôpital).

Aujourd’hui :

1. Il doit être pérennisé et garantir au minimum 10% des places ouvertes aux concours.

2. L’éligibilité à la voie Talents doit être décorrélée du statut de boursier de l’enseignement supérieur, critère absurde et arbitraire et qui laisse une part importante de personnes, pourtant en situation de précarité, inéligibles à cette voie. L’éligibilité doit être appréciées sur des critères plus larges : appartenance aux 3 derniers déciles en fonction du RFR du concourant après 25 ans et détachement du foyer fiscal parental, chômeur de longue durée, bénéficiaire de minima sociaux, situation de handicap, résidence en QPV ou ZRR

3. La voie Talents doit être ouverte à tous les concours de catégorie A et A+ des fonctions publiques et notamment les concours :

– d’administrateur.ice du Sénat et de l’Assemblée nationale ;

– d’administrateur.ice des affaires maritimes ;

– de commissaire des armées ;

– de secrétaire des affaires étrangères ;

– d’officier des armées ;

– d’attaché territorial ;