Constat :
En France, le train est devenu trop cher pour une partie importante de la population. De nombreux ménages renoncent à se déplacer ou se tournent vers l’avion ou la voiture, non par choix écologique mais par contrainte financière. Cette situation est socialement injuste et écologiquement absurde : le train, mode de transport le plus vertueux, est souvent plus cher tout en étant plus lent que l’avion low-cost.
Proposition :
Mettre en place une politique nationale de baisse massive et structurelle des tarifs ferroviaires, afin de faire du train un véritable service public accessible.
Cette politique pourrait s’appuyer sur plusieurs leviers combinés :
– Plafonnement des prix sur les lignes nationales, notamment TGV
– Tarif social universel pour les ménages modestes, les jeunes, les étudiants et les travailleuses et travailleurs précaires
– Abonnements longue distance à prix réduit, sur le modèle de ce qui existe dans d’autres pays européens
– Subvention publique ciblée du transport ferroviaire, assumée comme un investissement social et écologique
Ne plus laisser l’avion low-cost fausser la concurrence. Le train ne peut pas concurrencer l’avion tant que celui-ci bénéficie d’avantages fiscaux massifs. Il est nécessaire de :
– Mettre fin à TOUTES les niches fiscales sur le kérosène pour les vols intérieurs
– Réorienter ces ressources vers le ferroviaire
– Assumer un choix politique clair : le train doit devenir le mode de transport le moins cher et le plus évident pour les trajets nationaux
Il s’agit d’une mesure sociale, écologique et d’égalité territoriale. Rendre le train accessible, c’est :
– Permettre à chacun de se déplacer, que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel.
– Réduire les émissions de CO2
– Désenclaver les territoires
– Redonner au rail sa vocation de service public
Impact attendu :
Une baisse massive des prix permettrait un report modal réel de l’avion et de la voiture vers le train, tout en améliorant le pouvoir d’achat et la cohésion territoriale. Cette politique doit être valorisée par des campagnes de communication permanentes.
Mathis CUGNIERE