Les stages doivent être repensés pour devenir de vrais outils d’égalité et de formation. Cela passe par leur rémunération systématique, un meilleur encadrement, des alternatives pour certains cursus, et une inclusion réelle des étudiant·e·s en situation de handicap.
Je propose une réforme des stages dans l’enseignement supérieur afin qu’ils ne soient plus une source d’injustice ou de précarité.
D’abord, les stages ne devraient pas être obligatoires dans les formations non-professionnalisantes : un mémoire ou un projet académique devrait pouvoir les remplacer.
Ensuite, l’organisation des stages doit tenir compte du bassin économique local, afin de garantir des opportunités réalistes et utiles aux étudiant·e·s tout en soutenant le tissu économique régional.
Tous les stages doivent être rémunérés, sans exception. Il n’est plus acceptable que des étudiant·e·s travaillent sans contrepartie financière, au risque d’aggraver les inégalités sociales.
Il est également nécessaire que les établissements assurent un suivi rigoureux des stages pour éviter les abus : pas d’emplois déguisés, pas de missions hors cadre pédagogique.
Enfin, les étudiant·e·s en situation de handicap doivent bénéficier d’un accompagnement adapté et avoir la possibilité d’effectuer leur stage au sein de leur établissement ou de finir l’année avec une forme pédagogique différente.
Ces mesures sont essentielles pour faire des stages un levier d’émancipation, et non un facteur de tri social.
Andreas MULARD