Révision du système d’accès aux voies et accès à l’enseignement supérieur

Depuis 2018 et la mise en place de la plateforme de sélection Parcoursup, l’accès aux grandes écoles et étude qui n’étais pas sélective est restreinte, inégalitaire et profondément stressante pour les élèves.

L’accès à l’enseignement supérieur est aujourd’hui sélectif, il se base sur le contrôle continu, omettant complètement les épreuves écrites du baccalauréat. L’algorithme et les critères de sélection sont opaques, ce qui bloque les élèves et les familles pour construire un projet sereinement et les pousse à mener des stratégies, à l’aveugle, pour espérer accéder aux classes du supérieur.

Ajouté à cela, selon les établissements et la sévérité du système de notation, l’accès à certaines filières sélectives est plus difficile entre les établissements de villes et de campagnes, renforçant les inégalités territoriales. Il faut noter que la plateforme crée un stress très important chez les familles et une incompréhension des critères de sélection. De facto, Parcoursup ne résout pas la problématique de la capacité d’accueil des établissements du supérieur, car la plateforme empêche justement l’accès de ces derniers aux élèves par un nombre de places insuffisant.

Ainsi, Parcoursup renforce les inégalités sociales, démotive ou pousse au renoncement de certains jeunes pour demander l’accès à certaines voies plus sélectives.

Le Parti socialiste doit promouvoir un accès pour tous aux études du supérieur, quelles que soient les origines sociales ou territoriales de l’élève, et doit pousser à un meilleur accompagnement dans le choix de l’orientation plutôt qu’à un tri à la sortie du lycée.

De ce fait, tous les lycéens doivent pouvoir avoir accès à l’enseignement supérieur ; ce droit doit être garanti par un investissement massif dans les capacités d’accueil. Une nouvelle plateforme doit être mise en place avec un algorithme transparent, public et des règles connues. L’élève doit pouvoir mettre en avant un ordre de préférence réel, cherchant à satisfaire un maximum de ces préférences, sans tri du dossier (ou avec des critères nationaux transparents si nécessaire).

En définitive, repenser le mode d’accès aux études supérieures est un choix de vision de la société que nous voulons construire. L’école doit rester un levier d’émancipation sociale. Garantir l’accès des bacheliers à des études post-bac est une condition pour redonner aux jeunes confiance dans les institutions républicaines. Le Parti socialiste doit assumer sa rupture avec la sélection et redevenir la force politique qui défend l’égalité d’accès au savoir. Cela implique d’investir massivement dans la capacité d’accueil et de repenser l’orientation comme un accompagnement et non un tri.

C’est à cette condition que nous pourrons rester le parti émancipateur des classes populaires, des ruraux et permettre à chacun de construire son avenir librement.