Un projet et une méthode de gauche !

Le récit porté par la gauche est trop abstrait et se perd dans des considérations politiciennes et techniques incompréhensibles, car intransmissibles de bouche à oreilles !

Ma proposition est de simplifier ce récit autour de valeurs universelles portées historiquement par la gauche : 1) S’engager à réduire vraiment la pauvreté (à diviser rapidement par deux), en se battant en priorité pour l’augmentation des revenus du travail (Le discours du patronat essaie de nous faire croire que le problème vient des charges alors que leur politique dénigrant sans cesse les travailleurs au détriment des actionnaires nous tire tous vers le bas : ils sont mauvais en économie politique et il faut que ça se sache !); 2) Refonder totalement (reset) notre modèle d’Etat-Providence en réaffirmant puissamment ses principes fondateurs et les objectifs concrets visés collectivement : sécurité sociale universelle, accès égal aux soins, etc. ; 3) Equité et fonctionnement fiscal simple dans ses principes : « Tout revenu personnel est soumis à un impôt proportionnel, sans échappatoire ou exception » + « Tout citoyen est soumis à l’impôt, sans exception » ; « Les prélèvement et reversements par l’Etat passent par l’impôt qui peut donc donner lieu à un débit ou un crédit (donc unification du système de versement des aides sociales) » ;4) Décentralisation de la mise en oeuvre avec une méthode efficace : Fixation d’objectifs clairs, atteignables et faciles à comprendre au niveau national puis aux niveaux locaux en fonction des sujets et des filières ; Appropriation des objectifs et formalisation des programmes d’action au moyen de démarches collectives ascendantes ; Travail régi par la règle du consensus. Ex. : pour le budget de la sécu, hôpitaux… Premier temps de concertation national, sans a priori, avec ouverture sur la définition des objectifs, puis des moyens (qui découlent des premiers, et non l’inverse !), Deuxième temps d’appropriation locale (Confirmation des objectifs, affinage des moyens, détermination des modalités concrètes de mise en oeuvre), Troisième temps de consensus global, et enfin passage par le processus parlementaire.